jeudi 25 septembre 2008

Un référendum "pour ou contre la Biodiversité dans les Pyrenées"

Communiqué (d'amis)


Arbas, le 24 septembre 2008

Un referendum sur la protection de l’ours ?
Quel dommage que ce soit impossible … !

Nous avons lu avec beaucoup d’intérêt la proposition d’Henri Denard,
conseiller général de la Haute-Garonne, de soumettre la question de
l’avenir de l’ours dans les Pyrénées à un référendum (la Dépêche du
Midi du 20 septembre 2008).

Toutes les études d’opinion réalisées depuis 1992 étant unanimes sur
la forte adhésion des Français comme des Pyrénéens à la cause de
l’ours, nous pourrions n’être que favorables à cette idée.
Il est à ce sujet très révélateur que d’autres opposants, ariégeois
comme bigourdans, aient immédiatement réagi en dénonçant cette
proposition : ils savent pertinemment que la réponse des Pyrénéens
aurait été une nouvelle fois favorable à l’ours.

Malheureusement, c’est une proposition impossible.

En effet, la protection des espèces ne relève pas d'une compétence
locale ; les communes ne peuvent donc pas soumettre cette question à
référendum.

La protection de l’ours brun et l’obligation de conserver dans les
Pyrénées une population viable relève de la Loi, que ni un Conseil
Général, ni même un référendum local, ne peut remettre en cause.

Nous reconnaissons l’apparence démocratique de la proposition d’Henri
Denard, mais respecter la démocratie, c’est avant tout respecter la Loi.

Ceux qui affirment le contraire, ou le font croire via des
propositions parfois démagogiques, se trompent, ou trompent l’opinion.

Contact presse : Alain REYNES, Pays de l’Ours-Adet 06 13 59 29 76

vendredi 12 septembre 2008

à propos de mon interview dans les DNA de ce lundi 8 septembre

Les mauvaises langues vont dire "il y pense en se rasant le matin".

Je pourrais développer longuement les raisons pour lesquelles un engagement politique est nécessaire au niveau européen.
Sans doute avons-nous oublié à quel point ce niveau institutionnel regorge de possibilité pour agir sur les orientations en profondeur que notre societé devrait prendre.

L'Europe est sans doute le seul continent où nous pourrions avancer rapidement vers un vrai développement durable. Ou dit autrement : si l'Europe ne fait pas du développement durable sa politique structurante, aucun autre continent ne le fera.

Je suis sans cesse navré de la perte de confiance des citoyens dans l'Europe. Les "non" successifs des peuples français, hollandais et irlandais ne sont pas des replis nationalistes, ce sont des rejets d'une Europe qui ne protège plus.

Oui, j'ai envie de redonner du sens à cette Europe. Un député européen n'a qu'une action modeste en la matière. Je pense donc qu'il y a d'autres moyens d'agir. Je le ferai de la meilleure manière possible. Je serai en tout cas engagé dans cette campagne européenne, candidat ou non, pour défendre cette vision positive d'une Europe qui doit passer le cap de la défiance.

Pour cela,
1- que les candidats s'engagent à ne pas disparaître pendant 5 ans du terrain qui les a élu. Un site internet et une feuille de choux confidentielle, ce n'est pas cela être sur le terrain. Le député européen, la dizaine de députés européens par grande région, doivent silloner le terrain comme autant d'ambassadeurs de l'action de l'Europe... même en étant critiques. Ils répondront tous que c'est ce qu'ils font... peut-être mais le constat est là : qui sait aujourd'hui qui sont nos députés du grand est ? Je ne leur jette pas la pierre car je sais à quel point le travail parlementaire est prenant, mais la prochaine équipe, malgré ses différences politiques, doit s'entendre sur le fait de faire mieux ce travail d'animation du débat démocratique sur l'Europe dans les 5 régions du Grand est. Ils ont plusieurs dizaines de milliers d'euros par ans à leur disposition pour leur seule communication. Qu'une partie soit mutualisée entre eux pour organiser et structurer la meilleure et nécessaire connaissance de leur action, de celle du parlement, au service des citoyens du grand est.

2- que les partis qui présentent des candidats fassent de la construction européenne une réalité et non un discours. Cela commence par un retour sur les années passées et notamment celles passées au gouvernement pour ceux des partis qui y sont ou y ont été. J'ai personnellement pu apprécier les doubles langages de certains, pro européens dans le discours notamment quand ils furent députés européens, et terriblement porteur de leur égoïsme national quand ils deviennent ministre et représentant avant tout leur pays dans les réunions des conseils des ministres européens. Je ne citerais personne, mais il y en a des deux bords politiques.

3- que deux chantiers au moins soient portés lors de ces élections européennes. J'en ferai un point de militantisme personnel :

- la mise en place d'une fiscalité écologique européenne. Il s'agirait de modifier la directive "tva" de sorte qu'un taux différencié soit crée sur les produits (bas pour les produits écologiques - élevés sur les produits impactant l'environnement).

- la mise en place d'une PEC (Politique Energétique Commune), abondée par un effort budgétaire conséquent de la part de chacun des 27 pays membres. Cette PEC aurait deux directions :
la rénovation et la construction d'un réseau maillé efficace ferroviaire et fluvial pour le transport des marchandises à travers l'Europe ;
le soutien à toute démarche ayant pour but de favoriser la relocalisation de l'économie alimentaire (consommations de denrées alimentaires produites dans un périmètre régional). Cette dernière politique devrait bien évidemment accompagner les prochaines évolutions de la PAC dont une part importante des financements devraient être redéployée vers les régions européennes afin que la politique agricole soit régionalisée tout en gardant une conditionnalité des aides définies au plan européen (protection de l'environnement, diversité des productions locales, soutien aux exploitations créatrices d'emploi, vie rurale, solidarité alimentaire entre territoires européens).

Pour en revenir à cette interview, je crois l'avoir laissé entendre dans mes réponses, mais l'introduction aux questions est ambigue - que ceux qui s'en inquiètent (amicalement ou moins) : Daniel Cohn Bendit ne m'a rien proposé... ;)

Défendre ses idées pendant une campagne est quelque chose de passionnant.
Je n'ai aucune impatience de ce côté. Et mon souhait aujourd'hui est de construire, tranquillement, toutes les convergences possibles pour que les idées auxquelles je crois avancent... Je suis persuadé en tout cas que l'écologie va progressivement devenir un élément structurant des politiques publiques. Il y a plusieurs pistes pour oeuvrer à ce que cela devienne majoritaire dans ce pays. A travers un nouveau parti écolo plus fort ? peut-être (mais, il faut de sacrés changements de comportements parmi les principaux animateurs des actuels partis écolos) . En s'investissant dans un parti à vocation majoritaire pour qu'il devienne vraiment écolo ? autre piste. En tout cas, je connais aujourd'hui des écolos sincères qui ont fait l'un ou l'autre choix. Je les respecte dans les deux cas car ce qui compte ce sont plus les idées qu'on défend que "dans quoi" on les défend. Personnellement, après mes récentes ruptures, je n'ai pas encore décidé vers quoi j'irais. Mais mon ambition d'écolo investi dans le champ politique c'est de vouloir qu'un maximum de réforme écologiste soit intégrée dans une action gouvernementale majoritaire. Pour cela il faut convaincre le personnel politique. C'est pour cela que, quitte à me froisser avec certains, je me tourne résolument vers cette grande partie de la classe politique non écolo qui, dans bien des cas, est tout à fait prête à intégrer des pans entiers de ces réformes écolo dont nous avons tous besoin.

Allez, voilà l'interview :

L'interview :
Yann Wehrling, Ancien secrétaire national des Verts
Yann Wehrling, qui avait fait cause commune avec le MoDem
aux municipales de Strasbourg, a été approché pour conduire
éventuellement une liste « Europe écologie » aux européennes.
■ VOUS VOUS SITUEZ OU DEPUIS LES MUNICIPALES ? J’ai pris mes
distances avec la politique, je ne suis adhérent d’aucun parti.
Je ne veux pas être candidat coûte que coûte mais si on me
fait des propositions concrètes, je les étudierai. Si Dany Cohn-
Bendit conduit une liste Europe Écologie en Ile de France, je
suis partant pour mener celle du Grand Est.
■ VOUS AVEZ LANCÉ FIN JUILLET UN CLUB DE RÉFLEXION. POURQUOI
? En effet, j’ai lancé un club Écologistes de toutes tendances.
Le deuxième signataire de l’appel est Dany Cohn-Bendit
[on y trouve aussi les noms de Henri Stoll, maire de Kaysersberg, Yveline
Moeglen, ex-conseillère régionale, Yves Hauss, trésorier des Verts
Alsace]. C’est un regroupement souple d’individus qui viennent
du PS, du MoDem, des Verts ou d’ailleurs qui ont tous le même
objectif : construire un monde durable.
■ LES VERTS QUI VOUS ONT EXCLU EN DÉBUT D’ANNÉE, NE VONTILS
PAS VOUS METTRE DES BATONS DANS LES ROUES AUX EUROPÉENNES
? Si Cohn-Bendit estime que je suis le mieux placé, il
n’acceptera aucun ukaze. Je le répète, je suis partant, à condition
que les choses s’apaisent. Je ne tiens pas du tout à me bagarrer
avec mes propres amis.

Quoi de neuf ?

Un ami m'annonce qu'il va participer à une toute nouvelle émission écolo sur France 3 Alsace.
Copinage : j'en fais de la pub.

Sur France 3 Alsace diffusée tous les samedis à 11 h 05 :
« Quoi de neuf la terre ? ».
Un magazine écolo alsacien de 26 minutes, diffusé en direct d’un studio mobile installé chaque fois dans un lieu différent en Alsace.
La formule : un débat thématique avec deux invités animé par Astrid Servent, en général autour d’une question en rapport avec le lieu étape, et illustrée par un reportage
La première émission, diffusée samedi 13 septembre est en direct de la foire bio d’Obernai et traitera ... du bio !

Chaque émission est ponctuée de petits modules animés que co-réalise Joël Henry.

Les prochaines :
Samedi 20 septembre « le recyclage du papier» en direct de la nouvelle bibliothèque Malraux à Strasbourg
Samedi 27 septembre « la pollution sonore» en direct du tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines
Samedi 4 Octobre «les alternatives au fioul» en direct des Journées d’Octobre à Mulhouse