mardi 31 mars 2009

vendredi 27 mars (suite)

Mais là ne s'arrêtent pas les investigations de ce centre universitaire de Denver.

L'entreprise gestionnaire d'énergie au Danemark a passé contrat avec cette université afin qu'ils améliorent et proposent des solutions au problème d'efficacité énergétique de la production danoise.

En effet, le Danemark, champion de l'énergie renouvelable a réussi la prouesse de produire assez d'énergie renouvelable pour ses besoins énergétiques globaux intérieurs. Le problème est que seule la moitié de cette énergie est exploitable du fait de l'intermittence.

Pour simplifier, l'éolien ne produit que lorsqu'il y a du vent et cela ne correspond pas toujours aux besoins. Quant au solaire, le problème est identique. L'ensoleillement maximum n'est pas toujours aux heures des besoins à quoi on doit ajouter que la production s'arrête la nuit.

En conséquence, le Danemark continue de devoir produire la moitié de son énergie via les fossiles et l'importation. La chose est absurde et la solution réside dans une solution de stockage de l'énergie produite afin de la libérer en tant que de besoin.

A ce stade de leurs recherches, leur option cible les batteries des voitures. L'idée est simple. Chaque voiture, dès lors qu'elle serait 100% électrique ou hybride, pourrait faire office de stockage de l'électricité. Afin de pouvoir programmer informatiquement la recharge des batteries dans les temps de surproduction, les batteries seraient rechargées dans des stations service, et échangées sur les véhicules qui viendraient se réapprovisionner comme s'ils venaient prendre de l'essence. Ce système d'échange des batteries, en plus de permettre une programmation horaire des recharges, règle un autre problème des voitures électriques, à savoir l'immobilisation des véhicules pendant le rechargement qui dure quelques heures.

Les besoins des véhicules en circulation seraient inférieurs à ces 50% aujourd'hui perdus. Ils étudient donc la possibilité pour ces batteries en grand nombre de pouvoir réinjecter l'énergie stockée dans le réseau électrique.

Il est clair que l'usage de l'électricité aujourd'hui perdue le serait au bénéfice des automobiles en plus des autres besoins. Toutefois, les besoins automobiles n'absorberaient pas, et de loin, les 50% d'excédent. Le bilan final serait de toute façon positif puisqu'il réduirait significativement le recours aux fossiles et à l'importation, et réduirait les émissions Co2 du parc automobile.

Expérience à suivre hautement intéressante !


1 commentaire:

  1. Très astucieux. Le défi en terme d'industrialisation me semble être l'adoption d'un format unique de batterie pour qu'elles soient interchangeables entre tout type de véhicule.

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