mardi 12 mai 2009

Panne sèche




Comme l'a relaté le journal l'Alsace, je n'étais pas, comme prévu, à la librairie Kléber samedi dernier pour présenter avec Huguette notre "Petit Traité d'anthropophagie politique" parce que j'ai eu une panne sèche.

Mille excuses à tous ceux que j'espérais voir à cette occasion. Je le regrette d'autant plus que je me réjouissais de cette séance et qu'on me dit qu'il y avait du monde.

Mais il arrive parfois que les choses ne se déroulent pas comme on les prévoit. Oui, j'ai eu une panne sèche sur la route pour revenir à Strasbourg depuis Metz où j'ai participé à une réunion publique pour les européennes qui avait lieu le matin. J'ai voulu me dépêcher pour ne pas être en retard et je n'ai pas fait le détour nécessaire en partant pour aller à la station service car j'espérais en trouver une sur ma route... en vain.

Comble (ou rappel à l'ordre) pour l'écolo que je suis d'être empêché de circuler en voiture !

A ce propos, j'avoue que je suis comme tout le monde... pétri de contradictions et soumis au réel par rapport à mon idéal... et ce réel est que, dans une campagne électorale où on jongle avec les rendez-vous aux 4 coins d'une grande région composée de 5 régions, il est difficile de trouver un train qui part à la bonne heure et qui m'emmène et me ramène là où je veux. Mon propos ici n'est pas de traiter de la question des transports, mais je dois dire que je n'ai jamais été de ces extrémistes qui imaginent une societé, demain, sans voiture. Moins de voiture, oui, sans aucun doute, notamment dans et autour des grandes villes ou sur les longues distances. Plus du tout, je n'y crois pas... ne serait-ce que parce que je vois, pour moi, que ce n'est pas toujours possible, alors que je fais un réel effort quotidien de faire le choix des transports en commun et du vélo.

Et puis, somme toute, malgré la critique facile d'un politique qui est en panne sèche, l'image et le symbole me plaît... notamment au regard du propos que je tiens dans notre "petit Traité...".
D'une certaine manière, oui, il y a un parallèle entre mon aventure de samedi, et mon parcours politique, tel que le sous-entend la conclusion de Yolande Baldeweck dans l'Alsace. Oui, j'ai été en panne sèche par rapport à l'engagement politique. Il m'a fallu affronter les déboires et les remises en cause, me voir contraint à l'arrêt pendant quelques temps... mais comme je l'ai réussi samedi dernier, j'ai fini par trouver des soutiens et les ressources nécessaires pour repartir.
... et comme l'un de mes dessins dans le livre le dit, "ce qui ne tue pas, renforce".

Hâte de revoir ceux qui le souhaitent au Salon du Livre de Saint Louis où je serai toute la journée de dimanche.

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