vendredi 20 novembre 2009

Presidence de l'Union : Habemus PAPAM !

C’est ainsi qu’on aurait pu attendre que s’expriment les chefs d’Etats réunis en conclave hier soir pour désigner le premier Président du Conseil de l’Union européenne.

Le choix s’est donc porté comme on pouvait s’y attendre sur une personnalité à l’envergure peu gênante pour les chefs d’Etats. On ne passe pas aisément d’une somme d’Etat nation à une forme plus fédérale ou confédérale.
Patience car un Président pour 2 ans et demi, même faible, c’est mieux qu’une présidence tournante tous les 6 mois (même si ce petit manège va en partie continuer).
Rêvons maintenant de la prochaine étape : celle du prochain Traité (il y en a un nouveau tous les 4 à 6 ans) qui nous mettra sur la voie d’un Président élu au suffrage universel des citoyens européens.
Bien sûr, il sera rétorqué ici où là que la présidentialisation de la vie politique telle que nous la vivons difficilement en France n’est pas géniale. Mais l’objectif prioritaire d’une telle mesure est à voir ailleurs : elle est de faire de l’Europe un continent politique qui puisse agir, sur tous les sujets, d’égal à égal avec les puissances continentales qui gouvernent le monde et le gouverneront de plus en plus : Etats-Unis, Russie, Chine, Brésil, Inde. Une Europe politique, c’est une Europe qui place enfin à leur juste place les Etats européens qui la composent… quelque peu à celui où sont aujourd’hui les Etats des Etats-Unis… c'est-à-dire puissants dans leurs prérogatives intérieures, mais faibles quant aux politiques relationnelles avec le reste du Monde.
Maintenant que nous avons l’application du Traité de Lisbonne, peut-être serait-il temps de remettre à l’ouvrage l’idée d’une Constitution européenne, une vraie, courte, forte et allant à l’essentiel.

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