mardi 27 avril 2010

l'environnement et l'agriculture, un mariage à consolider .






Le Ministre de l'Agriculture a indiqué, ce matin, qu’en raison de la crise, il eut fallu être plus « souple » sur les normes environnementales. Il a par ailleurs évoqué deux pistes d’amélioration des revenus des exploitants : le rapprochement des filières céréalières et d’élevage d’une part et les agro carburants à base de colza d'autre part.

Concernant les mesures environnementales, notamment sur la question de la gestion de l’eau : de deux choses l’une.
Soit les mesures environnementales sont injustifiées et il faut donc les abroger définitivement, où elles sont pertinentes en terme de durabilité de l’agriculture et alors il n’y a pas d’assouplissement qui se justifie. En matière environnementale, l'argument d'une crise revient à sous-entendre que la protection de l'environnement est une affaire de riches qui se fait quand la situation économique est bonne. Autrement dit, quand ça va mal, on peut dégrader l'environnement. Plus personne ne peut raisonner ainsi. On sait que ce qui est gâché aujourd'hui est à réparer demain de façon très coûteuse pour les générations futures... y compris les générations futures d'agriculteurs. Économiser l’eau et améliorer la qualité biologique des terres sont des mesures environnementales, mais aussi des mesures de durabilité pour l’agriculture de demain.

Par contre, l'idée de rapprocher les filières est une illustration souhaitable de ce qu’on appelle les « circuits courts ». Puisqu’il s’agit de trouver les productions et activités qui augmentent les revenus des agriculteurs, oser dire que nous devons privilégier les circuits internes à l’Union européenne et moins l’exportation internationale n’est pas du protectionnisme, c’est du bon sens environnemental, et c'est bon pour notre agriculture. Il s’agirait également de diversifier et valoriser les cultures maraîchères et fruitières et développer les réseaux de distributions plus directs vers le consommateur.

Enfin, dans le domaine de l’énergie, les rapports se multiplient pour mettre en garde contre un usage non alimentaire des terres agricoles. A choisir (et nous savons que dans les années à venir, nous aurons de plus en plus à choisir), nos terres doivent nous nourrir plutôt que faire rouler nos voitures. Or, dans le monde, la valorisation énergétique des déchets agricoles et alimentaires se révèle productrice d’énergie. Nous devrions sans tarder développer cette filière qui, confiée à des exploitants agricoles, serait source de revenus complémentaires non négligeables.

Ainsi, circuits courts, préservation des fonctions écologiques de la terre et de l'eau, qualité alimentaire et énergie renouvelable constituent vraisemblablement les solutions rémunératrices des agriculteurs et sont non seulement compatibles avec les mesures environnementales mais sont surtout totalement liées à ces dernières.

1 commentaire:

  1. Personnellement, je pense que l'agriculture est le seul moyen d'atténuer les effets des changements climatiques sur Terre. On trouve tout ce dont on a besoin dans la vie.

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