vendredi 8 octobre 2010

Courageux Comité Nobel

L'attribution du prix Nobel de la Paix au dissident chinois Lio Xiaobo est doublement courageux de la part du Comité Nobel.
Courageux parce que c'est une marque de résistance aux pressions qu'a exercées le gouvernement chinois.
Mais courageux surtout parce que le message principal est envoyé non pas à la Chine mais à la communauté internationale.
Ce message c'est celui de dire qu'il serait peut-être enfin temps d'ouvrir les yeux, et d'arrêter d'être faible. Car la force de ce régime repose essentiellement sur la faiblesse de la communauté internationale... aussi prompte à saluer la décision du comité Nobel que de normaliser aussi vite que possible les relations diplomatiques pour ne pas nuire aux relations commerciales.

Ne serait-il pas temps enfin, que les démocraties de cette planète osent enfin se réunir, entre démocraties, pour poser ouvertement le problème "chinois" dont l'irrespect des droits de l'Homme sur son territoire et au Tibet n'a d'égal que son irrespect des droits sociaux et environnementaux qu'il met à mal partout dans le monde ?

Le monde a besoin que ce grand Pays change, se démocratise. Certains ont pensé que leur développement économique et notre commerce avec eux les changeraient de l'intérieur. C'est un échec... du moins pour ceux pour qui l'argent avait moins d'importance que la démocratisation d'un immense pays. Mais même pour ceux qui ne pensent qu'aux "affaires", point trop d'illusions sur le long terme : on ne commerce pas durablement, dans la confiance et sans soucis avec un régime totalitaire. Rester faible, c'est laisser de fait les dissidents croupir en prison, mais c'est aussi, pernicieusement, devenir nous-mêmes des prisonniers, de plus en plus dépendants, de ce régime.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire