mercredi 22 juin 2011

Jean-Paul Huchon échappe à l'inégibilité

Je viens d'apprendre que le Conseil d'Etat a estimé que l'élection de Jean-Paul Huchon ne "justifiait pas d'être annulée" mais que son compte de campagne pour les régionales méritait malgré tout d'être rejeté.

Je n'ai évidemment aucune inimitié à l'égard du Président du Conseil régional d'Ile de France et je suis plutôt content pour lui qu'il puisse conserver son mandat.
Mais les décisions du Conseil d'Etat ont quelque chose d'infiniment désagréable... ce quelque chose est qu'elles me donnent le sentiment qu'on n'est pas jugé de la même manière selon le poids politique que l'on peut avoir.

Soyez un "candidat" sans grand relais, et vous serez à coup sûr, pour une broutille, écrasé sans recours possible. J'en fus lors des dernières régionales, avec, à la clef, quelques petits articles et commentaires désagréables dans la presse locale qui vous font passer pour un homme malhonnête ou léger dans sa gestion. Je m'étais alors penché sur les décisions de la commission des comptes de campagne et les décisions du Conseil d'Etat. Pour le moins, c'est le règne de l'aléatoire : avec, d'une part, des préconisations de rejets sur des erreurs qui sont de toute évidence non intentionnelles et qui valent à leurs auteurs des sanctions très lourdes, et d'autre part des remarques sur certains comptes qui relèvent manifestement de détournements d'argent public et qui restent, contre toute attente, sans poursuite.

Soyez puissant (Président de la République, Premier Ministre, Maire d'une grande commune ou Président d'un conseil régional de première importance) et vous aurez de grande chance de vous en sortir alors même que les griefs portés à vos comptes de campagne sont au moins aussi importants que ceux qui ont conduit quelques autres illustres inconnus à être sanctionnés.

"Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir"

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