samedi 8 décembre 2012

Accord de Doha sur le climat


Il y avait bien longtemps qu'un sommet sur le climat n'avait abouti à un résultat... même maigre. C'est le cas de ce sommet de Doha. Il faut dire que nous en étions à la dernière limite pour convenir d'un accord car le protocole de Kyoto vivait ses derniers jours.

En ce sens, actons sans enthousiasme cet accord qui permet pour le moins de compter sur la poursuite d'un mécanisme plutôt efficace et qui avait été long à penser et mettre en oeuvre (celui des quotas et du marché carbone) et qui par cet accord ne sera pas remis en cause.

Pour le reste, il faut avouer que le climat n'a pas été sauvé à Kyoto. Ce sont près de 85% des émissions qui ne seront pas concernées par cet accord.

D'une certaine manière, les signataires de cet accord, au premier rang desquels se trouve quand même l'Union européenne doivent tirer partie de ce que les non signataires pensent être un handicap pour leur développement. Ce parti, c'est celui de faire de nos obligations de réductions de GES un atout concurrentiel en créant avec infiniment plus de volonté politique et d'investissements européens une économie résolument décarbonée dans tous les domaines. Si l'Union européenne fait le pari d'une telle économie, elle aura incontestablement un temps d'avance technologique que des pays non signataires n'auront pas, comptant encore trop sur le fossile facile. Et ce retard, à n'en pas douter, sera tôt ou tard un handicap économique au moins aussi lourd que de refuser toute réduction de GES.

Dans 10 ou 20 ans, ce choix politique re-fera peut-être de l'Union européenne une économie en avance sur le monde entier.

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